Coups de cœur
Rares sont les auteurs qui lisent et chroniquent des livres d'autres écrivains !
Voici des notes de lecture sur presque une centaine d'ouvrages que j'ai aimés... cliquez sur le lien ci-dessus pour les consulter.

ACTUALITE :



Ceci est un très "beau livre" à prix modique = 25 € (propre à un cadeau de fin d'année) :

Jaurès à Toulouse
lieux et mémoire
(textes et dessins)


Dessins d’Amina Ighra.

Préface : Georges Mailhos ; Conseiller historique : Rémy Pech ; Postface Jean-Michel Ducomte

Idée, synopsis et textes : Francis Pornon.

« Ce livre, ami lecteur, est un livre de conviction, d’agrément et d’amour, et, au total, de plaisir, comme savait le définir Jaurès, celui qui « prend le cœur, en même temps que le cerveau ». Par la plume et le crayon de nos auteurs, ces lieux deviennent des sites où choses et gens, pour faire figure, ne se détachent et ne prennent sens que dans un paysage mémoriel et symbolique. »

                                                                                Georges Mailhos


Sortie aux Nouvelles Editions Loubatières à l'occasion de la commémoration de Jean Jaurès (voir en page contact pour vous fournir).
21 lieux de la "ville rose" présentés dans ce beau livre avec des dessins originaux.



Toujours d'actualité, avec le récent événement en Kabylie, pour s'instruire et aussi se distraire :

Après un voyage en Algérie à l'occasion du cinquantenaire : publication d'un roman noir (et rose...) : A la santé des Pachas.
P
olar de type road movie, ou mieux dit : roman de la route, circulant de Paris à Alger via Lyon, Marseille et Nice, puis en Algérois et en Kabylie, pour retourner à Toulouse et Paris. Le  sujet, écrit après une sérieuse enquête et une information sur place, est la mafia des médicaments algérienne trafiquant avec les omnipotentes multinationales pharmaceutiques. Cet ouvrage se situe dans la collection dirigée par Yasmina Khadra aux éditions "Après la lune" et l'on y découvre des faces cachées de l'Algérie tandis que Toulouse, la cité rose et noire d'Aymeric Mercader dit "Le Cathare" (héros des autres polars "toulousains" de l'auteur), occupe évidemment bonne place... et où la jeune Sophie, héroïne d' Explosif et vieilles ficelles, effectue un retour très remarqué !



L'AUTEUR A LA LECTRICE ET AU LECTEUR :

Voici la brève histoire d’un livre mort-né. Après une bonne année de travail s’annonça la naissance de ce petit dernier, polar en forme de roman de la route, sur le thème des multinationales pharmaceutiques trafiquant avec une mafia algérienne des médicaments. Le polar n’est certes pas ma seule tasse de thé, mais c’est le volet – disons social - de mon travail d’écriture.
Une bonne partie du chemin accompli par l’héroïne se déroulant en Algérie, Yasmina Khadra voulut prendre le manuscrit dans sa collection « Bel Horizon » chez l’éditeur parisien « Après la lune ». Paru en avant-première en septembre 2012 pour la Fête de l’Huma, le livre ne fut mis à l’office que début 2013. Je m’aperçus par la suite qu’aucun écho ne lui fut accordé dans les médias, sinon dans ceux dont j’ai pu moi-même m’occuper (L’Huma et médias toulousains). Du coup, la diffusion et les ventes furent minimes.
Au bout du compte, l’éditeur vient de m’écrire que ce livre fut « tué dans l’œuf » et de me faire envoyer une centaine d’exemplaires ainsi qu’une lettre me rendant mes droits, pour solde de tout compte ! Un divorce public est intervenu entre Mohammed Moulessehoul dit : « Yasmina Khadra » et l’éditeur d’ « Après la lune » Jean-Jacques Reboux, l’un accusant l’autre d’être un escroc et l’autre un paranoïaque pas honnête.
Alors, que faire ? Pourquoi un éditeur ne serait-il pas - pour une fois - un peu audacieux en rééditant cette aventure ?



RETOUR DE TUNISIE :


Francis attentif au musée du Bardo, à côté d'une Tunisienne et d'un Algérien... (photo fournie par l'ami Rifaât de Bizerte).

Je ne puis m’empêcher de communiquer l’intérêt et même la passion de ce voyage accompli en automne 2014, alors que la Tunisie, les pays arabes et le monde tout court retenaient leur souffle dans l'attente des événements !
Le pays est toujours dans une épreuve politique de force. Le terrorisme existe bien, mais larvé et replié, alors que les medias français le surévaluent beaucoup pour des raisons internationales et aussi du fait de notre histoire.
Mon voyage, aidé de Tunisiens, m’a mieux fait voir les gens et les choses. En pleine zone déconseillée par le Quai d’Orsay vers les oasis, je n’en ai entendu parler que par la radio nationale citant une opération de police dans le coin. Le peuple reste globalement dans l’état économique d’avant la “révolution” (exceptées quelques augmentations de salaire). J’ai traversé l’intérieur où le dénuement des petits est sidérant et j’ai séjourné à Gafsa, centre des rébellions et région ouvrière, où les jeunes se sentent abandonnés. Le secteur hôtelier côtier est bien sinistré du fait de l’abstention des touristes (français notamment), ce qui compromet évidemment les choses. Mais la liberté de parole et d’action est impressionnante (caricatures de presse et émissions polémiques...) Il y a aussi des entreprises passionnantes pour animer la “citoyenneté” (associations diverses), même autour de faits culturels : associations de cinéma notamment (Association Bizerte Cinéma, ciné-clubs nombreux, ATAC - rien à voir avec notre ATTAC - : groupe de théâtre et cinéma qui débarque dans les bleds). Les militants démocrates tentent de faire pièce à l’idéologie islamiste par la culture... déjà très forte d’une vision historique nationale (Musée du Bardo entre autres). Au bout du compte, le pays vit bien une expérience risquée à la tête des mouvements progressistes arabes et les gens en sont conscients et pleins d’espoir, quoique aussi lucides et inquiets du poids des salafistes. Les partenaires tunisiens du stage d'ateliers philo que j'ai suivi sont fermement décidés à pousser vers la démocratie...

Voir le récit détaillé dans la revue Gibraltar N°3 (fin février 2014) :
contact@gibraltar-revue.com
http://www.gibraltar-revue.com .





NOUVEAUTE :

Chant général au pays : 2 cahiers contenant une série de textes écrits en résidence dans l'Aude pour le Centre national du livre (Editions Encres vives) : Prix de poésie 2013 des Gourmets de lettres.


« Ce siècle présent est foutu s'il n'est pas fait contrepoids
 à sa nuit immense par l'assurance de quelques individus
 qui tiennent de leur volonté ou de leur vie
 le privilège de voir et d'éclairer..."
                                                                             Joe Bousquet



"Qu’est-ce qui fait que soudain tombent

Fruits et fleurs soleils et vents

Passions et cœurs sangs et esprits

Nul ne sait pourquoi la vie manque

Pourquoi se perdent les exploits

Pourquoi leur mémoire on excampe

Pourquoi une « star » aujourd’hui

En dignité tous nous dépasse

Mais reste seule certitude

Afin que tout ne meure pas

Est que la terre en voix demeure

Conter le pays est vital

Dire ses gens est salutaire

Pour se dresser face au néant..."





ATELiERS D'ECRITURE


Atelier de perfectionnement personnel
ou atelier de groupe

Ecrivain et enseignant, Francis Pornon peut vous aider :
voir la page agenda et contact


PARUTIONS RECENTES :


  Rêves brisés                                                                                                                            

Etranges suicides et curieux événements à Airbus.

Une multinationale qui vole parfois plus bas qu'on ne croit...

Le Cathare et Jojo enquêtent sur le présent et le passé
de l'aéronautique.

Les dessous noirs de la "ville rose", capitale mondiale de l'aviation...











 

  Toulouse barbare

  Aymeric Mercader revient de loin quand il arrive à Toulouse.

  La disparition d’une jeune fille employée dans une entreprise de téléphone rose
  va le pousser à descendre dans les bas-fonds de la ville rose et noire où règne la traite du sexe.

  Derrière le décor des belles briques toulousaines et des rues bien propres.



Algérie des sources

Algérie, trop longtemps abandonnée au silence !

Francis Pornon a gardé le contact.

Avec des choses vues en direct lors d’un récent voyage,
avec ses souvenirs et avec ceux de tant d’autres. 












Par-delà Le Grand fleuve

"C'était un jour de paix
Les copains étaient allongés sur la plage en Sicile,
      le crâne ou la poitrine ouverts,
La guerre était finie.
On avait dit au vieil homme: traverse le Grand fleuve !
Il regardait derrière le bateau,
      s'estomper les sommets violacés qui trempaient
      leurs racines dans la mer.
Il laissait le village aux matins de roses et aux soirées d'étain [...]"

 

En Algérie sur les pas de Jean Boudou
carnet de voyage :
(juillet 2011, éditions Vent Terral).

L’auteur part en Algérie sur les pas de Jean Boudou, un écrivain qui vécut là-bas ses sept dernières années en tant qu'enseignant coopérant. Ces notes de voyage, pleines de rencontres et d'émotions actuelles, sont la traque d'un oublié (bien souvent), "martien" comme auteur occitan et provincial profond, et aussi la recherche d’un temps perdu : la "coopération" après l'indépendance, que l’auteur connut en même temps que Boudou et en compagnie d'autres, Algériens et Français. (voir la suite à la page AGENDA)



CITATIONS FETICHES

" [...] je n'appelle le mal que les réticences, les craintes, les méfiances qui l'empêcheraient [l'amour] de s'exercer librement."
Joë Bousquet (Lettres à Ginette).

"Il faut survivre aux crises, et vivre, pour ne pas abandonner aux imposteurs les rêves des lendemains."

Vincent Ambite (plaque commémorative à l''IUFM avenue de Muret à Toulouse).

« […] je considérais ce pays et ses habitants avec des yeux d’homme blessé, menacé dans son être par leur propre histoire. Mon regard a dû bien les intriguer. »
Boualem Sansal (Le Village de l''Allemand).

« Comment est-il possible, par exemple, de se comporter comme si rien au monde n’avait d’importance que la littérature, alors que de l’autre, il est impossible de ne pas voir alentour que les gens luttent contre la faim… ». 
Jean-Marie Gustave Le Clézio  -  (discours de réception du Prix Nobel).

« Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. »
René Char  - (Fureur et Mystère, Ed. Gallimard).

« De qu’es la vida sens ton richon/Sens ta pèu blaveta … » : Que représente la vie sans ton sourire/ sans ta peau bleutée sur le papier musique du jour/ (…) Le soleil au bout de mon poing/ les violettes esseulées dans ta chair(…)
S
erge Bec  (in L’Occitanie de Robert Laffont, Ed. Seghers)

« et l’écriture est toujours une cavale devant l’oubli, devant la lâcheté. »
René Ballet  -  (Introduction à Un Homme seul, Ed. Paroles d’Aube)

« Quelle que soit l’oppression, quelle que soit la décadence, ressurgissent l’honneur, l’instinct de vie, l’amour. Pourvu qu’il soit des songes au-delà des murs. Pourvu qu’il soit des yeux au-delà de la mer.»
Francis Pornon  -  (D’amour fous, Aube Magazine N°46)